Les termes « vêtements de travail » et « EPI » sont souvent utilisés comme s’ils signifiaient la même chose.
Non.
Et pour les entreprises qui achètent des vêtements de travail en Europe, cette différence compte.
Un vêtement peut être conçu pour le travail sans pour autant constituer un équipement de protection individuelle.
Une veste de chef, un uniforme de service ou une chemise de travail standard, par exemple, peuvent être considérés comme de simples vêtements de travail. Ils deviennent des EPI (équipements de protection individuelle) lorsqu'ils sont conçus pour protéger le porteur contre des risques spécifiques pour sa santé ou sa sécurité. C'est la définition de base énoncée dans le règlement européen relatif aux EPI.
Pensez à une simple veste de travail.
Si son objectif principal est d'identifier les employés ou de fournir des vêtements de travail pratiques, il ne s'agit pas automatiquement d'un EPI.
Mais si le vêtement est spécifiquement destiné à protéger celui qui le porte contre un danger reconnu — tel que la chaleur, l'exposition à des produits chimiques, le risque électrostatique ou une visibilité réduite — il entre dans une catégorie réglementaire très différente.
Cela signifie que la question n'est pas simplement :
« Est-ce que ça ressemble à un vêtement de travail de protection ? »
C'est:
« Quelle protection ce vêtement est-il réellement censé offrir ? »
Dès lors qu'un vêtement relève de la réglementation relative aux EPI, les exigences vont au-delà de la simple fabrication correcte du vêtement.
Le produit doit satisfaire aux exigences applicables en matière de santé et de sécurité, et les EPI mis sur le marché de l'UE sont soumis au cadre d'évaluation de la conformité et de marquage CE en vigueur. La Commission européenne tient également à jour les normes harmonisées et les lignes directrices relatives aux EPI.
C’est pourquoi deux vêtements d’apparence très similaire peuvent impliquer des exigences d’achat totalement différentes.
Il suffit parfois de se conformer au cahier des charges de l'uniforme de l'entreprise.
L'autre peut nécessiter une documentation technique, une évaluation de la conformité et des performances de protection spécifiques.
Lors de l'évaluation d'un nouveau style de vêtements de travail, ne commencez pas par :
« Est-ce un vêtement de travail ou un équipement de protection individuelle ? »
Commencez par :
« Contre quel risque ce vêtement est-il réellement censé protéger ? »
Cette réponse détermine bien plus que le nom figurant sur la fiche produit.